Chronique du concert à Londres, Wembley Arena, 24/11/1990 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par havoc   
06-08-2007

 

Chronique

10 ans après ses débuts discographiques avec son label Merciful Release, et 5 ans après  la dernière apparition du groupe au faîte de sa gloire dans le mythique Royal Albert Hall de Londres, The Sisters Of Mercy sont de retour sur scène pour réclamer leur dû !

La sortie de « Floodland » n’aura vu les fans gratifiés d’aucune tournée alors vous pouvez sans aucun doute imaginer la frénesie et l’hystérie qui s’empara des 10.000 fanatiques habillés de noir et venus de toute l’Europe qui étaient venus célebrer l’avénement du groupe de Leeds dans l’antre de Wembley.

Billet 24/11/1990

Oublions la première partie d’Underneath What, heavy métal sans  intérêt, et plongeons nous au cœur des  ténèbres d’une « Vision Thing » annoncée par un album baroque au son très hard rock fm qui devrait ravir les foules  adeptes de grosses guitares.

Un immense rideau noir s'écroule et laisse apparaître un décor d’apocalypse orné de spirales et de chaines tombant du plafond dans un déluge de fumigènes digne de la vidéo de « This Corrosion ».
Andrew Eldritch en Maître de Cérémonie hautain et glacial arborant un look cheveux longs noir de jais, entre Motörhead et Mad Max, est secondé par de nouveaux musiciens : Tony James (ex- Génération X et Sigue Sigue Sputnik à la basse remplaçant haut la main la  walkyrie gothique Patricia Morrisson (ex-  Gun Club), Tim Bricheno (transfuge d’All About Eve) et l'inconnu teuton Andreas Brühn ( recruté à Hambourg fief du Sisters en chef).

Les éclairages minimalistes laissent entre voir la silhouette filiforme d’un Andrew impérial sans son pied de micro habituel, plus libre et mobile que lors de  ses apparitions live des années auparavant, le regard  affûté sous ses légendaires ray bans fumées et l’air aristocratique de la star amphétaminée qui résume à lui seul l’arrogance rock ‘n' roll des années 80. L’assurance et le charisme du dark Vador du rock gothique ne s’éteignent pas dans les méandres du rock pompier de « More » et « Doctor Jeep » joués à vive allure comme si la vie des musiciens en dépendait.
Expirant la fumée de cigarette entre ses lévres pincées Andrew Eldritch fulmine pour que le son des retours soit remonté, les rythmiques de Doktor Avalanche n’ont de cesse d’atomiser la salle gigantesque, le son de basse est lourd et saturé et les guitares héroïques qui s’éloignent de plus en plus de la matrice « First And Last And Always » comme pour mieux  liquider le passé et les arpéges cristallins du félon Wayne Hussey.

Andrew Eldritch

The Sisters Of Mercy en 1990 est devenu une machine de guerre prête à en découdre avec ses détracteurs (la presse anglaise les anciens fans de la période des maxis etc..) et les points culminants de cette premiére soirée ( il y aura un deuxiéme concert sold out au même endroit le surlendemain mais je n’y serais pas ) seront « Marian » … grandiose,  un « Alice » stupéfiant et un « temple of love » customisé métal for the masses, des tubes au napalm qui font mouche et nous feront partir dans la stratosphère avec nos gélules de speed entre les dents.

Tony James

Andreas Bruhn

Ce soir là les Sisters Of Mercy ont été immenses, même si l’on peut regretter le son cold et acide des 80’s et les enluminures de la formation qui le soutenait en 1985, mais une chose est sure Andrew Eldritch est de retour et les années 90 devront compter sur lui et sur son armada de warriors.

Setlist

First And Last And Always
Lucretia My Reflection
Body and Soul
Detonation Boulevard
Ribbons
Dominion - Mother Russia
Flood II
Valentine
Heartland
Doctor Jeep
Amphetamine Logic
Marian
Alice
Gimme Shelter
This Corrosion
Jolene
Temple of Love
Something Fast
Vision Thing 
 
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